Qu’est-ce qu’un produit structuré ?

Les produits structurés à capital investi s’imposent progressivement comme une alternative crédible aux placements financiers traditionnels en France notamment dans le secteur de la finance. Longtemps perçus comme des instruments de niche, ils sont aujourd’hui mieux connus et intégrés au coeur d’une véritable stratégie de gestion de patrimoine.  On voit un regain d’intérêt notable, illustré par une hausse des encours de 17 % en 2024. Leur distribution s’effectue principalement via les contrats d’assurance-vie qui concentrent environ 80 % des distributions, contre 20 % par l’intermédiaire des comptes-titres, dans un cadre légale et conforme aux exigences de l’AMF (autorité des marchés financiers).

Ces produits ont pour objectif d’offrir un rendement optimisé tout en intégrant une garantie du capital prenant la forme d’une protection partielle ou totale du capital, selon la formule et le type de produit choisi. Ils reposent sur un scénario de marché préétabli, permettant d’atteindre un rendement cible ou un rendement potentiel, même en cas de baisse de l’indice ou de conditions de marché défavorables.

Cette caractéristique explique leur attractivité croissante auprès des investisseurs et des clients, notamment dans un environnement économique incertain marqué par des taux d’intérêt fluctuants et un risque de marché élevé. Ils permettent la recherche d’un équilibre entre performance et sécurité qui devient essentielle.

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte économique et géopolitique instable : conflits internationaux, tensions sur les marchés, augmentation des prix de l’énergie, difficultés économiques des entreprises ou encore incertitudes liées à la politique monétaire. Dans ce cadre, chaque produit structuré s’impose comme une option adaptée conciliant recherche de performance et maîtrise du risque tout en s’ajustant à la volatilité des marchés. Toutefois, ils demeurent des instruments complexes, nécessitant une bonne compréhension de leur fonctionnement.

Comment fonctionne un produit structuré ?

Un produit structuré est un instrument financier conçu et émis par une banque ou une compagnie d’assurance. Il repose sur la combinaison de plusieurs actifs ou instruments financiers tels que des obligations, des actions ou encore des options pour offrir une capital protégé tout en bénéficiant d’un rendement attractif. Ici on parle donc du dyptique rendement/risque défini en amont.

Concrètement, il s’agit d’un placement financier qui est adossé à plusieurs sous-jacents dont la performance conditionne le rendement cible selon un scénario de marché prédéterminé, tout en limitant le risque de perte. Il constitue ainsi un outil de diversification de portefeuille et une alternative aux placements financiers traditionnels.

Quelles sont les composantes d’un produit structuré ?

Le produit structuré se compose de plusieurs éléments essentiels pour son fonctionnement :

  • D’une part, une composante obligataire garantissant tout ou partie de l’investissement à l’échéance.
  • D’autre part, un ou plusieurs sous-jacents, en tant qu’instruments financiers, permettent de déterminer la performance potentielle du produit. Ils peuvent prendre la forme d’une action, d’un indice de référence, d’une devise ou d’un panier d’actions comme le CAC 40 ou le MSCI World.
  • Enfin, des produits dérivés telle que des options peuvent être associées pour optimiser le rendement prédéterminé ou renforcer la protection. Ces derniers sont liés au cours, à la clôture ou à une ligne de marché.

Les produits structurés ont pour but d’atteindre un rendement déterminé à l’avance dont la réalisation repose sur une formule construite à partir de ces différentes composantes qui permettent de gérer le risque de marché tout en visant une performance encadrée. Le but de cet investissement est d’avoir la possibilité d’investir sur les marchés financiers avec une maitrise du dyptique risque-rendement

Une visibilité encadrée grâce au DIC

Chaque produit dispose d’un document d’information clé (DIC) qui est garant de la transparence de cet investissement. Ce document précise la liste des informations notamment :

  • Le ou les sous-jacents de référence ;
  • Le rendement cible (atteint à maturité du produit ou périodiquement) ;
  • La durée de l’investissement qui est généralement un engagement de 5 à 10 ans ;
  • Le détail des modalités quant à la rémunération et sa perception ;
  • Le suivi de la performance du sous-jacent qui sera comparé à l’objectif prédéterminé ;
  • Les modalités de souscription du produit et les frais qui en découlent ;
  • Le degré de protection de l’investissement qui peut être total, partiel ou inexistant selon la typologie ; du produit ainsi que la présence d’éventuels dispositifs spécifiques telle que des barrières de protection.

Les différentes catégories de produits structurés

On peut différencier les produits structurés selon le degré de protection du capital investi et le calcul de leur rendement. Il existe donc plusieurs types de produits structurés.

Une garantie totale du capital

Cette catégorie de fonds permet de restituer intégralement le capital investi à la date d’échéance du produit indépendamment du cours du marché et donc de la performance du sous-jacent. Autrement dit, par exemple, pour un investissement de 10 000 euros sur 8 ans, vous récupérez la totalité de cette somme à la fin de la période, soit au bout des 8 années.

En contrepartie, le rendement est généralement plus modeste car une partie de l’investissement est allouée à des actifs plus sécurisés comme des obligations dont l’objectif principal est de protéger le capital plutôt que de maximiser la performance.

Il convient toutefois de noter une condition essentielle : la garantie de récupérer l’intégralité du capital est conditionnée au fait de ne pas sortir de manière anticipée du fond avant l’échéance du produit. Si tel est le cas, le montant du capital qui sera récupéré sera moins important que celui versé initialement.

Selon le profil de risque de l’investisseur, ce type de fonds convient à ceux qui privilégient des placements sécurisés et acceptent un risque limité.

Un capital partiellement protégé

Dans ce type de fond, le capital investi sera partiellement protégé. Autrement dit, si le sous-jacent diminue, une fraction de la somme investie est préservée afin de limiter des pertes importantes. Le degré de risque reste donc modéré mais plus risqué que celui d’un fond à capital garanti.

En contrepartie, ce fond propose un rendement souvent plus élevé que pour un produit à capital garanti, permettant une recherche de performance modérée plus dynamique. En d’autres termes, le l’investissement est « garanti » jusqu’à un certain seuil lié à la performance du sous-jacent. Toutefois, si celui-ci chute au-delà d’une barrière de protection, la perte pourra être proportionnelle à la diminution du sous-jacent.

Selon le profil de risque, ce type de fonds s’adresse aux clients prêts à accepter un risque intermédiaire en échange d’un rendement potentiellement plus attractif que celui des fonds à capital garanti.

Les fonds à capital non garanti

L’absence de garantie implique des conséquences importantes : l’investisseur peut perdre tout ou partie de la somme investie.

En contrepartie, ce type de produit offre généralement un potentiel de rendement élevé. Selon le profil de risque, il s’adresse aux clients disposés à accepter un risque important en échange d’une performance potentiellement plus attractive que celle des fonds à capital garanti ou partiellement protégé.

Par ailleurs, certains fonds non garantis dits « à promesse » existent. Ils reposent sur le même principe d’absence de garantie en capital, mais intègrent un engagement de performance minimale, même en cas de baisse des marchés. Concrètement, tant que le sous-jacent ne diminue pas jusqu’à un certain seuil, l’investisseur peut continuer à percevoir des coupons (rémunération du produit).

Le fonctionnement et la rémunération du produit structuré

Il existe plusieurs type de structurés, ce qui en fait un produit complexe. Les principaux vous sont présentés ici :

Les fonds « autocall »

Dans le groupe des produits structurés, les « autocall » sont des produits financiers largement répandus sur les marchés qui permettent de rembourser de manière anticipée les sommes investies auxquelles s’ajoutent des intérêts. Le fonctionnement de ces produits repose sur des règles fixées dès l’émission, notamment liées à l’évolution d’un actif sous-jacent et à une durée d’investissement déterminée à l’avance.

Ainsi, si l’investissement est maintenu pendant la période prévue et que les exigences définies à l’avance sont remplies, l’investisseur peut récupérer tout ou partie de son investissement ainsi que les gains générés.

Dans certains cas, le produit peut être arrêté avant son échéance finale mais uniquement à l’initiative de l’émetteur. En effet, une sortie anticipée à l’initiative de l’investisseur peut entraîner des pénalités. Le remboursement dépend donc directement de la performance du sous-jacent.

Au cours de la vie du produit, des dates d’observation sont prévues afin de vérifier si le sous-jacent atteint ou dépasse un niveau cible par rapport à sa valeur initiale. Lorsque cette condition est remplie, un remboursement automatique est déclenché et l’investisseur reçoit des coupons, c’est-à-dire des intérêts.

Si les conditions ne sont pas satisfaites, le produit continue sa vie jusqu’à la prochaine date d’observation ou jusqu’à son échéance maximale.

On retrouve certaines catégories de produit au sein de ce fond.

Les produits Athena :

Concernant les produits ATHENA, il s’agit de produits de capitalisation. Les coupons ne sont versés qu’à l’échéance ou de manière anticipée, sous réserve du respect des conditions définies à l’avance. Ainsi, les gains s’accumulent tout au long de la vie du produit et sont versés à l’investisseur en une seule fois, si les conditions prévues sont satisfaites.

Par exemple, le produit ATHENA OBJECTIF IMPACT NOVEMBRE 2025 a une date de lancement fixée au 14/11/2025 et une date de maturité au 21/11/2035, soit une durée d’investissement de 10 ans.

En cas de remboursement anticipé, l’intégralité de son investissement initial sera récupéré, majoré d’un coupon de 10,30 % par année.

À l’échéance, plusieurs scénarios sont possibles :

  • Si la performance de l’indice par rapport à son niveau de référence est supérieure ou égale à -27 %, l’investisseur récupère 203 % de son capital qui correspond au gain potentiel au 14/11/2035
  • Si la performance est comprise entre -27 % et -50 %, l’investisseur récupère 100 % de son capital ;
  • En dessous de -50 %, une perte en capital peut survenir.

Les produits Phoenix :

Les produits PHOENIX sont des produits de rendement. Contrairement aux produits ATHENA, ils permettent le versement de coupons à chaque date d’observation, à condition que le sous-jacent se maintienne au-dessus d’un seuil défini. Si ce seuil n’est pas atteint, aucun coupon n’est versé à cette échéance. Toutefois, ces derniers peuvent être cumulés et payés ultérieurement dès lors que les conditions de versement sont remplies.

Par exemple, le produit PHOENIX AUTOCALL SUR TAUX EUROPE JUIN 2024 a une date de lancement fixée au 28/06/2024 et une date de maturité au 30/06/2036, soit une durée d’investissement de 12 ans.

Concernant le versement des coupons, l’investisseur perçoit un coupon de 7,5 % la première année. Ensuite, à chaque date de constatation semestrielle (des semestres 3 à 24), si le taux est inférieur ou égal à 3,2 %, un coupon de 3,75 % est versé par semestre. Ces coupons sont cumulables et seront payés soit avec anticipation, soit à l’échéance du produit.

En cas de remboursement anticipé, à chaque date de constatation des semestres 4 à 23, si le taux est inférieur ou égal à 2,30 %, le produit est remboursé par anticipation avec restitution de l’intégralité du capital.

À maturité, l’investisseur récupère dans tous les cas l’intégralité de son capital initial.

Les fonds « callable »

Une autre catégorie de produits existe : les « callable ».

Ils sont proches des produits « autocall », à la différence près que le remboursement automatique lié à l’évolution des marchés n’est pas systématique. Dans ce cas, c’est l’émetteur qui décide du moment du remboursement.

Concrètement, cela permet à la compagnie d’assurance ou à l’établissement bancaire de rembourser les sommes investies et les intérêts de manière anticipée, à tout moment avant l’échéance, selon sa propre décision.

Mieux comprendre le fonctionnement des produits structurés

Les produits structurés intègrent très souvent une barrière de protection, élément clé qui détermine le seuil à partir duquel le capital investi peut être exposé à une perte. Cette barrière est définie dès la création du produit, en référence au niveau initial du sous-jacent, et reste fixe pendant toute la durée de vie de l’investissement.

Le franchissement de cette barrière dépend de modalités d’observation qui peuvent varier. Dans certains cas, l’évaluation se fait uniquement à l’échéance : seule la valeur finale du sous-jacent est alors prise en compte. Dans d’autres cas, une observation continue ou périodique est mise en place (quotidienne, mensuelle, trimestrielle ou annuelle). Dès que le sous-jacent atteint ou dépasse le seuil fixé à la baisse, la protection du capital peut être remise en cause.

Un autre mécanisme important est celui de la barrière de coupon. Celle-ci permet à l’investisseur de percevoir des revenus réguliers (coupons), même si le sous-jacent enregistre une baisse par rapport à son niveau initial, tant que certaines conditions sont respectées. Si ces conditions ne sont pas réunies à une date donnée, le coupon peut être reporté et potentiellement récupéré lors d’une observation ultérieure si les critères redeviennent favorables.

Certains produits, comme les fonds dits « autocall » ou « callable », intègrent également des clauses de remboursement anticipé. Ces mécanismes se déclenchent lorsque le sous-jacent atteint ou dépasse un seuil prédéfini à une date de constatation. Dans ce cas, l’investisseur récupère son capital initial, généralement accompagné d’un coupon. Le seuil déclenchant ce remboursement est appelé barrière de rappel.

À l’échéance, le remboursement dépend directement de la performance du sous-jacent :

  • Si celui-ci est stable ou augmente par rapport à son niveau initial, l’investisseur récupère son investissement, majoré des intérêts prévus.
  • S’il est en diminution mais reste au-dessus de la barrière de protection, le capital initial est restitué, sans gain.
  • En revanche, si le sous-jacent passe en dessous de cette barrière, une perte est enregistrée, proportionnelle à la baisse constatée.

Ces modalités varient selon la nature du produit : à capital garanti, protégé ou non garanti.

Le choix du sous-jacent joue un rôle déterminant dans la structuration du produit. Un sous-jacent très volatil (comme une action individuelle ou une matière première) permet généralement d’offrir des coupons plus élevés mais cela augmente également le risque de franchissement de la barrière de protection et donc engendrer des pertes. À l’inverse, un sous-jacent plus diversifié et moins volatil (comme un indice boursier tel que le CAC 40) présente un risque plus modéré mais offre en contrepartie un rendement potentiel plus faible.

Enfin, le rendement d’un produit structuré résulte d’un équilibre entre la performance attendu et le seuil de risque accepté. Il dépend notamment de la volatilité du sous-jacent, de son niveau initial ainsi que du positionnement de la barrière de protection. Plus cette dernière est basse, plus la protection du capital est importante, plus le rendement potentiel diminue. De même, un nombre élevé de dates d’observation augmente les opportunités de versement des coupons ou de remboursement anticipé. Certains produits prévoient également un mécanisme de mémoire des coupons, permettant de verser ultérieurement ceux non perçus si les conditions redeviennent favorables.

Les raisons d’investir dans les produits structurés ?  

Les produits structurés constituent une solution d’investissement intermédiaire, généralement perçue comme plus attractive que des placements sécurisés comme le Livret A ou les fonds en euros et tout cela en étant moins exposée que les investissements directs sur les marchés financiers.

Ils présentent plusieurs atouts. Tout d’abord, certains produits offrent différents niveaux de protection du capital (garanti, protégé ou non garanti). Cela permet  à l’investisseur d’adapter son choix en fonction de son profil de risque. Cette protection repose notamment sur la mise en place de mécanismes comme la barrière de protection qui encadre les modalités quant aux pertes éventuelles.

Ensuite, les produits structurés donnent accès à une large variété de sous-jacents (indices boursiers, actions, matières premières, etc.). Cette diversité permet de construire des solutions adaptées à différentes solutions d’investissement et conciliant le dyptique rendement/risque. Plus le sous-jacent est diversifié, plus il peut contribuer à lisser les fluctuations et réduire certains risques.

Un autre avantage réside dans le caractère prédéfini du rendement potentiel. Celui-ci dépend d’un scénario établi à l’avance, basé sur l’évolution du sous-jacent. Ainsi, il est possible d’obtenir une performance même dans des marchés peu dynamiques, à condition que les critères fixés soient respectés. L’investisseur peut donc espérer récupérer les sommes investies, parfois accompagné d’intérêts, sans nécessiter une forte hausse des marchés.

Enfin, les produits structurés se distinguent par leur dispositif clair et anticipé. Dès la souscription, l’investisseur connaît la durée maximale d’investissement, les modalités de remboursement, les gains générés ainsi que les risques associés. L’ensemble de ces informations est détaillé dans le Document d’Informations Clés (DIC), ce qui favorise une meilleure compréhension du produit avant toute décision.

Les points de vigilance à prendre en considération

Le but des produits structurés est de mieux encadrer le risque tout en cherchant à optimiser le rendement. Cependant, il est essentiel de comprendre qu’ils ne répliquent pas directement la performance des marchés financiers. Leur fonctionnement repose sur des paramètres définis à l’avance. Ainsi, même si le sous-jacent enregistre une forte hausse (par exemple +20 %), le gain pour l’investisseur peut être plafonné au seuil du coupon prévu (par exemple 10 %), limitant ainsi le potentiel de performance.

La présence d’une barrière de protection constitue un élément sécurisant, car elle permet de protéger le capital en cas de baisse modérée du marché. Néanmoins, cette protection reste conditionnelle. Le produit demeure directement lié à l’évolution du sous-jacent : en cas de forte volatilité ou de chute importante dépassant la barrière, l’investisseur s’expose à une perte potentiellement significative.

Par ailleurs, il existe un risque de rendement nul. Certains produits, même lorsqu’ils offrent une protection du capital, peuvent ne générer aucun gain si les conditions prévues ne sont pas remplies. L’investisseur récupère alors uniquement son investissement initial. Dans ce cas, il est légitime de comparer ce type de placement à des solutions plus simples et sans risque, qui offrent un rendement modeste mais garanti, comme les livrets d’épargne.

Un autre point de vigilance, plus rare mais réel, concerne le risque de crédit. Si l’émetteur du produit structuré se retrouve en difficulté financière ou fait faillite, il peut ne plus être en mesure de rembourser les sommes investies.  Dans ce scénario extrême, l’investisseur peut subir une perte totale même si le support était à capital garanti ou protégé.

Enfin, il convient de prendre en compte les frais associés à ces produits. Les frais de souscription ou de structuration peuvent être plus élevés que ceux de placements classiques, ce qui peut impacter la rentabilité globale de l’investissement.

Les produits structurés offrent donc une solution d’investissement intéressante mais nécessitant une analyse approfondie des mécanismes, des risques et des coûts afin de s’assurer qu’ils correspondent réellement aux attentes et au profil de l’investisseur.

Quelles sont les personnes concernées par ce type de placement financier ?

Les produits structurés ne sont pas réservés à une catégorie spécifique d’investisseur. Ils sont accessibles aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels s’ils répondent à certains critères propres à chaque produit.

Cependant, plusieurs éléments doivent être pris en compte avant d’y investir. Tout d’abord, ces placements impliquent souvent un montant minimum de souscription, qui peut être relativement élevé selon les supports. Cela peut donc limiter leur accessibilité à certains investisseurs.

Par ailleurs, les produits structurés présentent un certain niveau de complexité. Il est donc recommandé d’avoir une bonne connaissance et compréhension de leur fonctionnement (mécanismes de rendement, modalités de protection, scénarios de marché) ou de se faire accompagner par un professionnel.

Enfin, il est important de considérer l’horizon d’investissement. Ces produits sont généralement conçus pour être détenus jusqu’à leur échéance, qui peut aller de plusieurs années. Un retrait anticipé est souvent possible, mais il peut entraîner des pénalités ou une perte en capital. Il est donc préférable d’y investir une somme dont on n’a pas besoin à court ou moyen terme.

En résumé, les produits structurés s’adressent à des clients disposant d’un patrimoine suffisant, d’un horizon d’investissement adapté et d’une certaine appétence pour des placements plus techniques, en contrepartie d’un potentiel de rendement supérieur aux placements traditionnels.

Quels sont les supports d’investissement pour un produit structuré ?

Les produits structurés peuvent être logés au sein de différents supports d’investissement, ce qui offre une certaine souplesse dans leur utilisation. On les retrouve le plus souvent dans un compte-titres, un contrat d’assurance-vie, un contrat de capitalisation, un PEA ou encore un PER.

Le choix du support est particulièrement important, car il détermine le cadre fiscal applicable à l’investissement. En effet, les produits structurés bénéficient de la fiscalité propre à l’enveloppe dans laquelle ils sont détenus.

Par exemple, dans un compte-titres, les gains sont généralement soumis à la fiscalité des plus-values mobilières, souvent appelée « flat tax ». En assurance-vie, la fiscalité devient plus avantageuse après huit ans de détention, avec des abattements et une imposition réduite. Le PEA (plan épargne action) quant à lui, permet une exonération d’impôt sur les gains après cinq ans (hors prélèvements sociaux), sous certaines conditions. Enfin, le PER (plan d’épargne retraite) offre un dispositif orienté vers la préparation de la retraite, avec des avantages fiscaux à l’entrée et à la sortie.

Ainsi, le choix du support d’investissement ne doit pas être négligé, car il influence directement la rentabilité nette du produit structuré. Il doit être cohérent avec les objectifs patrimoniaux, l’horizon de placement et la situation fiscale de l’investisseur.

Faire le choix d’un produit structuré : comment cela se passe ?

Le choix d’un produit structuré repose sur une analyse approfondie du profil de l’investisseur et de ses objectifs patrimoniaux. Dans la pratique, ce processus est souvent accompagné par un banquier ou un professionnel de la gestion de patrimoine, comme le cabinet Kofman Patrimoine, notamment dans le cadre de contrats d’assurance-vie ou de capitalisation.

Le rôle du conseiller est d’identifier les solutions les plus adaptées parmi les nombreux produits structurés disponibles sur le marché. Il sélectionne les supports en fonction de plusieurs critères : le niveau de risque acceptable, l’horizon d’investissement, les objectifs de rendement et la situation globale de l’investisseur.

On distingue généralement différents types d’investisseurs (prudent, équilibré ou dynamique) chacun correspondant à une tolérance au risque spécifique. Le professionnel s’assure que le produit choisi est cohérent avec ce profil, notamment en analysant la nature du sous-jacent, sa volatilité et les mécanismes de protection du capital.

Par ailleurs, le conseiller maîtrise les caractéristiques techniques du produit, notamment celles décrites dans le Document d’Informations Clés (DIC). Il est ainsi en mesure d’expliquer clairement les conditions de fonctionnement, les scénarios de performance, ainsi que les risques associés.

Contacter un professionnel permet donc de d’avoir un conseil adapté et sécurisé selon le choix du produit structuré, en s’assurant qu’il est bien aligné avec les attentes, les contraintes et la stratégie patrimoniale du client.

Les points clés des produits structurés

Les produits structurés offrent un compromis entre performance et maîtrise du risque, avec des scénarios définis à l’avance et différents niveaux de protection du capital.

Cependant, ils restent des placements complexes, avec des risques (perte en capital, rendement limité ou nul) et une durée d’investissement souvent longue.

Ils doivent donc être choisis avec attention, en fonction du type d’investisseur et idéalement avec l’accompagnement d’un professionnel.