Les clés d’une stratégie patrimoniale efficace

Dans le domaine de la gestion de patrimoine, la mise en place d’une stratégie patrimoniale ne se résume pas à une simple sélection de produits financiers. Elle repose sur une réflexion globale et structurée dans le temps. Pour être pertinente et efficace, cette démarche s’articule autour de quatre étapes essentielles : l’audit patrimonial, le bilan patrimonial, la préconisation d’une stratégie patrimoniale globale et enfin le suivi dans le temps des clients.

Retrouvez ici tous les conseils en stratégie patrimoniale pour une stratégie patrimoniale réussie en ayant recours à l’aide d’un expert en gestion de patrimoine.

Comprendre la situation du client : l’étape de l’audit patrimonial

L’audit patrimonial constitue le point de départ indispensable pour définir une stratégie dans le temps. Il s’agit d’une phase de collecte et d’analyse approfondie effectuée par le gestionnaire de patrimoine permettant d’obtenir une vision complète de la situation du client. Cet audit intègre l’ensemble des dimensions de son patrimoine notamment sa situation personnelle et de famille, ses revenus, sa fiscalité, son patrimoine immobilier et financier, sa capacité d’endettement et d’épargne ainsi que ses objectifs de vie tels que la préparation à la retraite, la transmission ou encore la valorisation de son capital.

À ces éléments s’ajoute l’évaluation du profil investisseur généralement mesuré sur une échelle de 1 à 7 permettant d’apprécier la tolérance au risque et la capacité à supporter d’éventuelles pertes. De 1 à 3 le profil est dit prudent, de 3 à 5, il est dit équilibré et de 5 à 7 il est dit dynamique. Cette étape est déterminante puisqu’elle conditionne directement la pertinence des solutions envisagées qui doivent être en adéquation avec ce profil où certains chercheront à protéger leur patrimoine et d’autres seront en quête de gain et de croissance.

L’audit patrimonial ne se limite pas à une simple photographie du patrimoine à un instant donné : il s’inscrit dans un cadre réglementaire strict de la gestion patrimoniale, garantissant transparence et protection du client et s’accompagne de document tels que le Document d’Entrée en Relation (DER), la lettre de mission ou encore le rapport d’adéquation qui sont insérés dans le livret de conseiller en investissement (CIF) qui sont transférés au client. Il constitue ainsi le socle pour mettre en place une stratégie patrimoniale cohérente au travers d’un conseiller en gestion de patrimoine.

Le bilan patrimonial : une vision structurée du patrimoine

Le bilan patrimonial approfondit l’audit réalisé en amont en apportant une vision plus structurée et analytique de la situation du client. Il ne s’agit pas uniquement d’un inventaire des actifs et passifs composant le patrimoine mais d’un véritable outil d’aide pour choisir la stratégie de gestion la plus adaptée aux besoins du client.

Cette étape permet d’établir un état des lieux qui vient préciser les éléments du patrimoine privé et professionnel qui ont été collecté lors de l’audit puis d’en analyser les caractéristiques. On va regarder la répartition des actifs, le niveau de risque, la rentabilité, la cohérence avec les objectifs et l’horizon d’investissement. Elle met en évidence les points forts du patrimoine mais aussi les axes d’amélioration et les éventuels déséquilibres.

Le bilan patrimonial permet également de définir et clarifier les priorités du client afin d’élaborer une stratégie patrimoniale. Il peut souhaiter préparer sa retraite, optimiser sa fiscalité, organiser sa transmission, générer des revenus complémentaires ou encore diversifier ses investissements. Il sert ainsi de base solide à la construction d’une stratégie personnalisée et adéquate.

Construire des solutions patrimoniales sur mesure

À partir du bilan patrimonial réalisé, le conseiller élabore une analyse patrimoniale permettant la définition de  recommandations personnalisées, adaptées au profil du client, à ses objectifs et aux contraintes identifiées. Cette étape consiste à sélectionner et proposer les solutions les plus pertinentes en tenant compte de critères essentiels tels que l’horizon d’investissement, la tolérance au risque, la capacité à épargner et les objectifs patrimoniaux.

En fonction de ces éléments, le cabinet Kofman Patrimoine propose différentes solutions.

Pour ce faire, la durée du placement constitue un premier critère déterminant : à court terme, l’assurance vie est généralement privilégiée ; à moyen terme, une assurance vie avec un profil équilibré ou un dispositif LODEOM (mécanisme de réduction d’impôt) peut être recommandé ; à long terme, des investissements de type SCPI (société civile de placement immobilier) sont souvent plus adaptés.

La capacité du client à supporter les pertes est également prise en compte. Si elle est faible à modérée, des solutions comme l’assurance vie, la SCPI ou le LODEOM sont à privilégier. Pour une tolérance moyenne à élevée, une assurance vie équilibrée ou un PEA (plan épargne action) peut être envisagé. Enfin, une forte tolérance au risque permet d’orienter vers des placements plus spécifiques tels que les groupements forestiers car il n’y aucune garantie de capital.

Aussi, le profil investisseur demeure un critère central. Un profil prudent à dynamique pourra s’orienter vers des solutions variées comme l’assurance vie, la SCPI ou le LODEOM. Un profil équilibré à dynamique sera davantage dirigé vers des dispositifs tels que le PEA ou des fonds d’investissement agricoles. Pour un profil dynamique, des supports plus exposés notamment au sein d’une assurance vie ou en private equity pourront être proposés afin de favoriser la valorisation du capital.

Certaines solutions répondent à des objectifs précis selon le projet patrimonial de chaque client. Pour la valorisation du capital, l’assurance vie, le PER (plan épargne retraite) ou la SCPI sont adaptés. La diversification du patrimoine patrimoine peut se réaliser par le biais de GFI (groupement forestier), le PEA ou la SCPI. Réduire son imposition va plutôt orienter vers le dispositif du LODEOM, tandis que la volonté de transmettre son patrimoine peut s’appuyer sur l’assurance vie ou le GFI. Pour générer des revenus complémentaires, la SCPI est pertinente. S’agissant de la préparation à la retraite, des solutions comme l’assurance vie, le PER ou la SCPI en démembrement peuvent être envisagées.

Les préconisations tiennent également compte de l’épargne disponible après l’opération. Par exemple, la mise en place d’un PER nécessite de disposer d’une épargne de précaution suffisante. Pour des investissements comme les SCPI ou le PEA, il est recommandé de combiner une épargne de précaution (qui représente quelques mois de salaires) avec celle disponible (qui représente les liquidités disponibles sur une assurancevie par exemple).

Par ailleurs, des limites sont fixées quant à la part du patrimoine investie sur chaque support afin de préserver un bon équilibre global. À titre indicatif, les investissements en PER ou en PEA peuvent représenter jusqu’à 20 % du patrimoine, les SCPI en pleine propriété jusqu’à 50 %, et les opérations de diversification comme le GFI environ 10 %.

Chaque recommandation doit respecter le marché cible du produit et rester cohérente avec le profil investisseur du client. Enfin, une attention particulière est portée au maintien d’une épargne de précaution suffisante après chaque opération, afin de garantir la stabilité financière globale.

A savoir, l’atout d’un cabinet de gestion de patrimoine indépendant réside dans sa liberté de choix des produits qu’il recommande. Il peut également collaborer avec différents professionnels qui auront certaines compétences tels que des avocats pour la fiscalité, des notaires pour les investissements immobiliers ou des experts-comptables pour gérer au mieux les besoins et les exigences des clients.

Le suivi patrimonial : un ajustement continu

Une stratégie patrimoniale ne peut être figée dans le temps. Elle doit au contraire évoluer en fonction des changements de situation personnelle (mariage, naissance, évolution professionnelle), des objectifs de vie et du contexte économique et financier (fluctuations du marché)

Le suivi constitue donc une étape essentielle. Il permet d’actualiser régulièrement les informations du client, d’évaluer la performance des solutions mises en place et d’ajuster les orientations si nécessaire. Ce suivi s’inscrit dans une obligation de conseil continue et garantit la cohérence durable de la stratégie. Chez Kofman Patrimoine, une régularisation des audits patrimoniaux est effectuée tous les ans.

Accompagné par un professionnel en gestion du patrimoine, le client bénéficie ainsi d’un pilotage régulier de son patrimoine. Le suivi transforme la stratégie patrimoniale en un véritable outil et permet de s’adapter dans le temps et de sécuriser l’atteinte des objectifs fixés.

En définitive, l’efficacité et la bonne réalisation d’une stratégie patrimoniale repose sur une démarche rigoureuse et structurée depuis l’audit initial jusqu’à son suivi dans la durée par une gestion active effectuée par un conseiller patrimonial. Cette approche globale permet de construire des solutions personnalisées, cohérentes et évolutives pleinement alignées avec les objectifs souhaités par le client.